L’énurésie et l’encoprésie sont des troubles qui touchent de nombreux enfants et adolescents. Souvent mal compris, ils peuvent avoir des conséquences importantes sur la confiance en soi, la vie sociale et l’équilibre émotionnel. Derrière ces difficultés se cachent parfois de la honte, de la culpabilité ou une forte anxiété, aussi bien chez l’enfant que chez ses parents.
Si la prise en charge médicale et la rééducation périnéale jouent un rôle essentiel, l’accompagnement psychocorporel peut également apporter une aide précieuse. À Rennes, Marielle Artese, sophrologue certifiée, intervient en complément du travail réalisé par les professionnels de santé, notamment les kinésithérapeutes spécialisés dans la rééducation périnéale et pelvienne.
Comprendre l’énurésie et l’encoprésie
L’énurésie correspond à des mictions involontaires, le plus souvent nocturnes, chez un enfant ayant normalement l’âge d’acquérir la propreté.
L’encoprésie désigne quant à elle l’émission involontaire ou répétée de selles dans des lieux inappropriés après l’âge habituel d’acquisition de la continence.
Ces troubles peuvent avoir des origines multiples :
- retard de maturation,
- constipation chronique,
- troubles fonctionnels,
- difficultés émotionnelles,
- stress ou anxiété,
- changements familiaux importants,
- manque de confiance en soi.
Dans de nombreux cas, plusieurs facteurs s’associent.
Quand le corps et les émotions s’influencent mutuellement
Chez l’enfant, le corps et les émotions sont étroitement liés. Un stress important, une séparation, une difficulté scolaire ou un changement de repères peuvent accentuer certains troubles fonctionnels.
Inversement, les épisodes d’énurésie ou d’encoprésie peuvent eux-mêmes générer :
- une perte de confiance,
- une peur du regard des autres,
- une anxiété anticipatoire,
- un sentiment d’échec,
- un repli sur soi.
L’enfant entre alors parfois dans un cercle vicieux où les émotions entretiennent les difficultés physiques.
Le rôle essentiel de la kinésithérapie
Dans certaines situations, la kinésithérapie spécialisée permet d’accompagner le travail de rééducation fonctionnelle.
Grâce à des exercices adaptés, l’enfant peut apprendre à :
- mieux identifier les sensations de son corps,
- améliorer le contrôle périnéal,
- mieux coordonner certains réflexes physiologiques,
- retrouver progressivement confiance dans ses capacités.
Cette approche corporelle constitue souvent un élément central de la prise en charge.
Pourquoi associer la sophrologie ?
Si la kinésithérapie agit principalement sur les mécanismes fonctionnels, la sophrologie intervient davantage sur les dimensions émotionnelles et comportementales.
L’objectif n’est pas de remplacer le travail du kinésithérapeute mais de le compléter.
La sophrologie permet notamment de travailler sur :
- la gestion du stress,
- la confiance en soi,
- l’image de soi,
- la détente corporelle,
- et la relation au corps.
Retrouver confiance en ses capacités
De nombreux enfants touchés par l’énurésie ou l’encoprésie finissent par penser qu’ils n’y arriveront jamais.
Les séances de sophrologie permettent de renforcer progressivement leur sentiment de compétence. À travers des exercices adaptés à leur âge, ils apprennent à identifier leurs réussites, à valoriser leurs progrès et à développer une vision plus positive d’eux-mêmes.
Cette confiance retrouvée devient souvent un véritable moteur dans le processus d’amélioration.
Réduire le stress et les tensions
Certains enfants vivent ces difficultés avec une forte charge émotionnelle. La peur d’un accident à l’école, lors d’une sortie ou d’un séjour peut devenir envahissante.
Les exercices de respiration et de relaxation proposés en sophrologie permettent de diminuer cette anxiété et de retrouver davantage de calme.
Plus l’enfant se sent détendu, plus il devient disponible pour écouter son corps et intégrer les apprentissages réalisés en rééducation.
Développer une meilleure conscience corporelle
L’un des points communs entre la kinésithérapie et la sophrologie est le travail sur les sensations corporelles.
La sophrologie aide l’enfant à :
- reconnaître certaines sensations internes,
- mieux identifier les signaux de son corps,
- développer son attention corporelle,
- et renforcer la connexion entre ses perceptions et ses actions.
Ce travail favorise une meilleure autonomie dans la gestion du quotidien.
Une approche globale et bienveillante
L’association entre kinésithérapie et sophrologie permet de considérer l’enfant dans sa globalité.
Le corps est pris en compte à travers la rééducation fonctionnelle, tandis que la sophrologie accompagne les aspects émotionnels, relationnels et psychologiques qui peuvent influencer les symptômes.
Cette complémentarité favorise un accompagnement plus complet et plus respectueux du rythme de chaque enfant.
Un accompagnement adapté à Rennes
Dans son cabinet à Rennes, Marielle Artese accompagne les enfants et adolescents confrontés à des difficultés de confiance, de gestion émotionnelle ou de relation au corps.
Chaque séance est adaptée à l’âge de l’enfant, à sa sensibilité et à son parcours. Les exercices sont proposés de manière ludique et bienveillante afin de favoriser son implication et son autonomie.
En conclusion
L’énurésie et l’encoprésie ne sont pas seulement des troubles fonctionnels. Elles peuvent également avoir un impact important sur le bien-être émotionnel de l’enfant.
En complément de la prise en charge médicale et de la kinésithérapie spécialisée, la sophrologie offre des outils précieux pour réduire le stress, renforcer la confiance en soi et développer une meilleure conscience corporelle.
À Rennes, Marielle Artese accompagne les enfants et leurs familles dans cette démarche globale, avec douceur, écoute et bienveillance.
